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Fiche Matière active


Toxicologie de la matière active : tétraniliprole

La fiche Matière active synthétise les données relatives à la santé et à l’environnement de la matière active sélectionnée. Pour obtenir plus d'information, consultez les fiches détaillées.



Fiche matière active

  Information

ANI
1229654-66-3
tetraniliprole
Insecticide
À déterminer
Diamides
28
Faible

Liste des insectes et acariens soupçonnés résistants au Québec : cécidomyie du chou-fleur (aucun cas de résistance confirmé mondialement), fausse-teigne des crucifères, thrips des petits fruits, tordeuse à bandes obliques.

Effets sur les fonctions physiologiques : nerf et muscle. 
Mode et site d’action : modulateurs du récepteur de la ryanodine.

Légende :
Extrêmement Élevé
Extrêmement
élevé
Élevé
Élevé
Modéré
Modéré
Léger
Léger
Faible
Faible
Signification des symboles de risque

Dans les études sur la toxicité aiguë, le principe actif de qualité technique tétraniliprole présentait une faible toxicité aiguë par les voies orale et cutanée et par inhalation chez le rat. Il a causé une irritation oculaire et cutanée minime chez le lapin. Les résultats d’un essai des ganglions lymphatiques locaux (EGLL) de souris ont également montré que le tétraniliprole était un sensibilisant cutané.

Des études de toxicité à doses répétées par le régime alimentaire menées avec le tétraniliprole étaient disponibles chez la souris, le rat et le chien. Dans ces études, qui comprenaient des essais à court et à long terme, l’espèce la plus sensible aux essais de toxicité était le chien, suivi du rat et de la souris. Les effets chez le rongeur, le cas échéant, se produisaient habituellement aux doses approchant ou dépassant la dose limite d’essai. L'EPA a classé le tétraniliprole comme ayant des "preuves suggestives de potentiel cancérogène", car l'incidence des tumeurs n'a été observée que chez une seule espèce (rat), un seul sexe (femelle), un seul type de tumeur (tumeur utérine), et seulement légèrement en dehors de la gamme de contrôle historique. Aucune tumeur liée au traitement n'a été observée chez les souris et aucun effet indésirable n'a été observé chez les rats mâles. Aucun signe de génotoxicité n’a été observé dans la base de données. Pour ce qui est de la toxicité prénatale et postnatale potentielle, les préoccupations globales concernant la sensibilité des jeunes étaient faibles et la reproduction n'a pas été affectée. Le tétraniliprole n'était pas neurotoxique et et il ne cause pas d'effets sur le système endocrinien.

Le tétraniliprole est légèrement toxique chez les poissons d'eau douce (CL50 - 96 h > 10900 µg/L chez la truite arc-en-ciel) et les plantes vasculaires (CE50 – 7 jours 11300 µg/L pour Lemna gibba). Il est toxique pour les invertébrés aquatiques d’eau douce (CE50 – 48 h 143 µg/L pour Daphnia magna) et modérément toxique chez les algues vertes (CE50 - 72 h > 2310 µg/L pour Pseudokirchneriella subcapitata). Le potentiel de bioaccumulation dans les tissus des organismes aquatiques est faible selon le log P de cet insecticide.

Le tétraniliprole est faiblement toxique chez les oiseaux exposés par voie orale (DL50 > 2000 mg/kg p.c. chez le colin de Virginie).

Cet insecticide est toxique chez les abeilles (DL50 par voie orale 0,01 µg/abeille).   Les données pour une période d'exposition de 72 heures ont été utilisées.

Élevée

Ltétraniliprole est persistant dans les sols en condition aérobie (demi-vie de 25,1 à 380 jours) et en condition anaérobie (demi-vie de 160 à 177 jours). Il est faiblement persistant dans l’eau en condition aérobie (demi-vie de 1,33 jour). Cet insecticide s’hydrolyse lentement aux pH normalement rencontrés dans l’environnement (demi-vie de 39,7 à 59,8 jours). La photolyse au sol n’est pas très importante (demi-vie de 210 jours), mais il se dégrade modérément rapidement par photolyse dans l’eau (demi-vie de 10,6 jours). 

Le principal produit de transformation en milieu terrestre, le BCS-CL73507-N-méthyl-quinazolinone (BCS-CQ63359), est un produit de transformation courant issu de divers processus, dont l’hydrolyse, la phototransformation et la biotransformation Sa mobilité est très faible (Kco de 5578).  Parmi les autres produits de transformation majeurs formés durant la biotransformation, mentionnons l’acide BCS-CL73507-carboxylique (BCS-CR74541), l’acide BCS-CL73507-desméthyl-amide-carboxylique (BCS-CU81055et l’acide BCS-CL73507-N-méthyl-quinazolinone-carboxylique (BCS-CT30673).  Le produit de transformation BCS-CR74541 est très mobile (Kco de 12)tandis que le BCS-CU81055 est mobile (Kco de 21) et le BCS-CT30673 est modérément mobile (Kco de 379). 

En milieu aquatique, un produit de transformation majeur, le BCS-CL73507-deschloro-oxazine (BCS-CY28900) s’est formé lorsqu’il a été exposé à la lumière dans l’eau. Le produit de transformation, le BCS-CL73507-N-méthyl-quinazolinone (BCS-CQ63359), découlant de nombreux processus de transformation s’est phototransformé rapidement à un pH neutre (demi-vie de 1,3 jour) dans les milieux aquatiques. Deux produits de transformation majeurs, le BCS-CL73507-N-méthyl-quinazolinone (BCS-CQ63359) et le BCS-CL73507-N-méthyl-quinazolinone-amide (BCS-CT30672)(Kco 7673) ont été décelés dans les milieux aquatiques. 

 
Élevé

La constante d'adsorption sur le carbone organique (Koc) dtétraniliprole est de 152 ml/g. Il est donc modérément mobile dans les sols et son potentiel de lessivage est élevéLe tétraniliprole est susceptible d’être entraîné jusque dans les eaux souterrainesIl est non volatil à partir des sols humides et de l'eau. 

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