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Fiche Matière active


Toxicologie de la matière active : fluopyram

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Fiche matière active

  Information

Le fluopyram agit sur le processus respiratoire cellulaire en inhibant le succinate déshydrogénase. Il agit au niveau du complexe II de la chaine respiratoire de la cellule et bloque la production d'énergie du pathogène. Il a une persistance d'action jusqu'à 21 jours et possède des propriétés uniques de biodisponibilité : bonne action de surface sur feuilles et baies, pénétration lente et continue dans le végétal, excellente activité translaminaire, distribution dans la plante par systémie ascendante. Le fluopyram est actif sur tous les stades du cycle u développement du pathogène : germination des spores, développement du tube germinatif, croissance mycélienne et sporulation. Il est actif sur un grand nombre de champignons se développant sur colza (phoma, sclérotiniose, pseudocercosporellose, alternariose, oïdium, cylindrosporiose), et vigne (pourriture grise, oïdium, black rot).  (Référence : Association de coordination technique agricole. Index phytosanitaire ACTA 2021.)

FPY
658066-35-4
Fongicide, Nématicide

Comportement sur la culture : Systémique

Comportement sur le champignon : Action curative

Comportement sur le champignon : Action préventive

Pyridinyl-éthyl-benzamides
7
Modéré à élevé
Un plan de gestion de la résistance est requis. La résistance aux fongicides du groupe 7 est connue pour plusieurs champignons pathogènes spécifiques.

Effets sur les fonctions physiologiques : respiration.

Mode et site d’action : inhibiteur de la succinate déshydrogénase (SDH, complexe II) dans la chaîne de transport mitochondrial d'électrons. Complexe II: succinate-déshydrogénase.

Nom du groupe : SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase).

Légende :
Extrêmement Élevé
Extrêmement
élevé
Élevé
Élevé
Modéré
Modéré
Léger
Léger
Faible
Faible
Signification des symboles de risque

Le fluopyram possède une faible toxicité aiguë quelle que soit la voie d'exposition. Il n'est pas irritant pour la peau et les yeux et il n'est pas un sensibilisant cutané.

Le foie, les reins et la thyroïde étaient les principaux organes cibles chez les souris et les rats ayant subi une exposition chronique par voie orale. Chez les souris traitées à long terme, on a constaté une incidence et une gravité accrues de l’hyperplasie des cellules folliculaires. L’hypertrophie du foie ainsi que divers effets histopathologiques étaient observés plus fréquemment à des doses plus faibles que dans l’étude à court terme. À la dose maximale d’essai, on a noté une baisse du poids corporel des souris de même qu’une légère diminution du poids des reins, et l’incidence de même que la gravité de plusieurs effets histopathologiques rénaux étaient accrues de manière significative. Chez les rats, on a enregistré les mêmes effets sur le foie que dans les études à court terme à des doses similaires ou plus faibles que dans ces dernières. On a observé des tumeurs chez les souris et les rats dans le cadre des études sur l’oncogénicité par le régime alimentaire. Les doses administrées dans ces études ont été jugées adéquates. On a noté des adénomes des cellules folliculaires de la thyroïde chez les souris mâles, ainsi que des adénomes et des carcinomes du foie chez les rats femelles. Ces tumeurs sont considérées comme inhabituelles pour les individus de ces espèces et de ces sexes respectifs. Le mode d’action proposé pour les adénomes de la thyroïde était une perturbation chronique. Le Fluopyrame n'est pas toxique pour le développement et la reproduction. Il n'est ni génotoxique ni neurotoxique,  mais il est un perturbateur endocrinien potentiel.

Le fluopyrame est modérément toxique chez les poissons d’eau douce (CL50-96h supérieure à 1780 chez la truite arc-en-ciel), les algues vertes (CE50-72h de 3400 µg/L chez Pseudokirchneriella subcapitata) et les plantes aquatiques (CE50-7 jours de 2600 à 2900 µg/L chez Lemna gibba). Il est faiblement toxique chez les invertébrés aquatiques (CE50-48h supérieure à 17000 µg/L chez Daphnia magna).
Le fluopyrame est faiblement toxique chez les oiseaux exposés par voie orale (DL50 supérieure à 2000 mg/kg chez le colin de Virginie).
Le fluopyrame est faiblement toxique chez les abeilles exposées par contact (DL50 supérieure à 83,2 µg/abeille).
Élevée
Le fluopyrame a une persistance élevée dans les sols en condition aérobie (demi-vie de 162 à 746 jours) et anaérobie (demi-vie supérieure à 1000 jours). Il est faiblement persistant dans l’eau en milieu aérobie (demi-vie de 14 à 26 jours) et anaérobie (demi-vie de 4 à 5 jours). Il est stable à l’hydrolyse et à la phototransformation dans les sols. Selon l’ARLA, la photolyse dans l’eau de ce fongicide n’est pas une voie de transformation importante (demi-vie de 21 à 135 jours). Aucun produit de transformation majeur n’a été détecté. Les produits de transformation mineurs du fluopyrame sont l’acide fluopyrame-pyridyl-acide carboxylique, le fluopyrame-benzamide, le fluopyrame-7-hydroxy et le fluopyrame-méthyl-sulfoxyde.
Élevé
Le fluopyrame est peu soluble dans l’eau. La constante d’adsorption sur le carbone organique (Koc) de ce fongicide est de 266 ml/g. Il est donc modérément adsorbé sur la matière organique des sols et très mobile. Il est non volatil à partir des sols humides et de l’eau selon la constante de la loi de Henry (H = 2,94 x 10-10 atm.m3/mol).
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