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Fiche Matière active


Toxicologie de la matière active : thiaclopride

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Fiche matière active

  Information


Le thiaclopride agit par ingestion et par contact, et son vaste spectre d’activité englobe plusieurs ordres d’insectes, notamment les hémiptères, les homoptères, les diptères et les coléoptères.
Il possède des caractéristiques systémiques et translaminaires locales, c’est-à-dire qu’il pénètre dans les tissus foliaires et forme un réservoir de matière active (m.a.) à l’intérieur des feuilles.
(Référence: ARLA: Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 2007. Projet de décision réglementaire PRD2007-02: Thiaclopride. Santé Canada, 10 janvier 2007, 120 pages.)

THC
111988-49-9
thiacloprid
Insecticide

Comportement sur la culture : Systémique

Mode de pénétration sur l'ennemi : Insecticide de contact

Mode de pénétration sur l'ennemi : Insecticide d'ingestion

Néonicotinoïdes
4A
Modéré

Liste des insectes confirmés résistants au Québec : carpocapse de la pomme, doryphore de la pomme de terre, fausse-teigne des crucifères.

Liste des insectes et acariens soupçonnés résistants au Québec : aleurode des serre, aleurode du tabac, altise des navets, cécidomyie du chou-fleur (aucun cas de résistance confirmé mondialement), puceron de la digitale (aucun cas de résistance confirmé mondialement), punaise terne, thrips de l'oignon, thrips des petits fruits. Le groupe 4 est divisé en sous-groupes. Bien que ces sous-groupes sont supposés avoir le même site d'action, les preuves actuelles indiquent que le risque de résistance croisée entre ces sous-groupes est faible.

Effets sur les fonctions physiologiques : nerf et muscle. 
Mode et site d’action : agoniste/antagoniste du récepteur nicotinique de l’acétylcholine. Fixation sur le récepteur nicotinique de l’acétylcholine, avec interruption de la transmission de l’influx nerveux. Agonistes du récepteur nicotinique de l'acéthylcholine (nAChR).

Légende :
Extrêmement Élevé
Extrêmement
élevé
Élevé
Élevé
Modéré
Modéré
Léger
Léger
Faible
Faible
Signification des symboles de risque
La toxicité aiguë du thiaclopride et de sa préparation commerciale, le Calypso 480 SC (contenant 41,3 % de la matière active de qualité technique), s’avère forte par voie orale, légère par inhalation et faible par voie cutanée. Le thiaclopride cause une légère irritation cutanée et une irritation oculaire minimale. On a déterminé que le Calypso 480 SC n’est pas irritant ni pour la peau ni pour les yeux. On considère que le thiaclopride et le Calypso 480 SC sont des sensibilisants cutanés potentiels.
Dans des études de toxicité orale chronique chez le rat et la souris, on a observé des tumeurs attribuables au traitement. Il y avait incidence accrue d’adénomes de cellules folliculaires au niveau de la thyroïde chez les rats mâles et femelles, et on a constaté une augmentation de l’incidence d’adénomes utérins, d’adénocarcinomes utérins et de carcinomes adénosquameux utérins chez les rats femelles. La mort de plusieurs rats femelles a été attribuée à des métastases de ces néoplasmes utérins ayant rejoint divers organes. Chez la souris, l’administration alimentaire chronique de thiaclopride a provoqué le développement de lutéomes (tumeurs à cellules thécales) ovariens bénins chez les femelles et d’un lutéome malin (à la plus forte dose testée). Ces tumeurs ont pu être causées par des modifications hormonales secondaires à l’induction des enzymes hépatiques mais elles ne seraient pas d'origine génotoxique puisque les études de génotoxicité étaient négatives. Les autres constatations à souligner dans le cadre de l’étude de toxicité alimentaire à long terme chez le rat sont l’atrophie de la rétine, une dégénérescence du cristallin et du nerf sciatique, une atrophie des muscles squelettiques, une radiculoneuropathie de la moelle épinière ainsi que des fentes correspondant à des cristaux de cholestérol dissous lors du montage des tissus de l’hypophyse et de la moelle épinière. Dans le cadre des études de toxicité à court et à long termes effectuées chez la souris, les principaux organes touchés sont le foie et les surrénales. Dans les études de toxicité par voie orale effectuées chez le chien, on constate que les principaux organes touchés sont le foie, la thyroïde, les testicules et la prostate. Les résultats des différentes études laissent entrevoir des effets endocriniens possibles. Le thiaclopride n'était pas toxique pour la reproduction et le développement à des doses non toxiques parentales. Des effets neurotoxiques auraient été notés dans les études à long terme chez les rats.
Le thiaclopride est faiblement toxique chez les poissons d'eau douce (CL50 - 96 h de 30200 µg/L pour la truite arc-en-ciel) et les invertébrés aquatiques d’eau douce (CE50 - 48 h supérieure à 85100 µg/L pour Daphnia magna). Il est peu toxique chez les algues (CE50 - 72 h de 45900 µg/L pour Scenedesmus subspicatus) et les plantes aquatiques (CE50 – 15 jours supérieure à 95400 µg/L pour Lemna gibba). Les deux principaux produits de transformation du thiaclopride (dérivés amide et sulfonate) ont également une faible toxicité pour les organismes aquatiques.
Le thiaclopride est faiblement toxique chez les oiseaux exposés par voie orale (DL50 supérieure à 2000 mg/kg p.c. chez le colin de Virginie).
Cet insecticide est faiblement toxique chez les abeilles.
Faible
Le thiaclopride (YRC 2894) se dégrade principalement par la biotransformation dans les sols avec une demi-vie de 3 jours en condition aérobie. Les principaux produits obtenus (le YRC 2894 amide et le YRC 2894 sulfonate) sont des dérivés résultant de l’oxydation par les microorganismes des groupements cyanamide et thiazolidine du thiachlopride. Ils sont moyennement persistants dans les sols (demi-vie de 85 jours et 28 jours pour le YRC 2894 amide et le YRC 2894 sulfonate, respectivement). Le thiaclopride est peu persistant dans les milieux aquatiques en condition aérobie (demi-vie de 26 jours), mais stable en condition anaérobie (demi-vie supérieure à 360 jours). Au niveau des transformations abiotiques, le thiaclopride résiste à l’hydrolyse aux pH observés et se transforme lentement par photolyse dans l’eau (demi-vie de 83 jours).
Faible
La constante d'adsorption sur le carbone organique (Koc) du thiaclopride est de 359 ml/g. Il est donc modérément mobile dans les sols et son potentiel de lessivage est faible compte tenu de sa faible persistance. La constante de la loi de Henry indique que le thiachlopride est non volatil à partir des sols humides et de l'eau (H = 4,0 x 10-15 atm.m3/mol).
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