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Fiche Matière active


Toxicologie de la matière active : acétamipride

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Fiche matière active

  Information

L'acétamipride agit par contact et ingestion sur un grand nombre d'insectes.  Doté de propriétés systémiques avec activité translaminaire. (Référence: Tomlin, C.D.S. The Pesticide Manual, 14th edition, The British Crop Protection Council, 2006. 
Référence: Association de coordination technique agricole. Index phytosanitaire ACTA 2006.)

ACT
135410-20-7
acetamiprid
Insecticide

Comportement sur la culture : Systémique

Mode de pénétration sur l'ennemi : Insecticide de contact

Mode de pénétration sur l'ennemi : Insecticide d'ingestion

Néonicotinoïdes
4A
Modéré

Liste des insectes confirmés résistants au Québec : carpocapse de la pomme, doryphore de la pomme de terre, fausse-teigne des crucifères.

Liste des insectes et acariens soupçonnés résistants au Québec : aleurode des serre, aleurode du tabac, altise des navets, cécidomyie du chou-fleur (aucun cas de résistance confirmé mondialement), puceron de la digitale (aucun cas de résistance confirmé mondialement), punaise terne, thrips de l'oignon, thrips des petits fruits. Le groupe 4 est divisé en sous-groupes. Bien que ces sous-groupes sont supposés avoir le même site d'action, les preuves actuelles indiquent que le risque de résistance croisée entre ces sous-groupes est faible.

Effets sur les fonctions physiologiques : nerf et muscle. 
Mode et site d’action : agoniste/antagoniste du récepteur nicotinique de l’acétylcholine. Fixation sur le récepteur nicotinique de l’acétylcholine, avec interruption de la transmission de l’influx nerveux. Agonistes du récepteur nicotinique de l'acéthylcholine (nAChR).

Légende :
Extrêmement Élevé
Extrêmement
élevé
Élevé
Élevé
Modéré
Modéré
Léger
Léger
Faible
Faible
Signification des symboles de risque

L’acétamipride s’est révélé très toxique pour les rats Sprague-Dawley lors d’une exposition par voie orale, faiblement toxique lors de l’exposition cutanée et légèrement toxique lors de l’exposition par inhalation. L’acétamipride s’est avéré peu irritant pour les yeux et non irritant pour la peau des lapins. Une étude de sensibilisation cutanée utilisant la méthode de maximisation sur des cobayes a donné des résultats négatifs.

Dans les études à long terme chez les rats et les souris, aucune évidence de cancérogénicité n'a été observée. Les études de toxicité chronique et subchronique de l’acétamipride n’ont donné lieu à aucune toxicité particulière à un organe. Une toxicité généralisée chez les rats, les souris et les chiens se caractérise par une perte de poids corporel, une réduction du gain de masse corporelle et de la consommation alimentaire. On constate une dilatation centrolobulaire des cellules hépatiques, de légère à minime, dans les études chez les rongeurs et une vacuolisation des cellules hépatiques dans l’étude de toxicité chronique chez les rats. Ces effets sur le foie ne sont donc pas considérés comme des effets nocifs. Les études sur le développement des rats et des lapins n'ont pas démontré de sensibilité accrue des fœtus comparativement aux mères après une exposition in utero. Par contre, une étude sur la reproduction chez les rats a révélé des signes qualitatifs de vulnérabilité accrue chez la progéniture de la deuxième génération. La taille des portées et l'indice de viabilité, entre autres, étaient affectés et on considère ces paramètres comme étant liés à la reproduction. L'acétamipride n'est ni génotoxique ni un perturbateur endocrinien, mais des signes cliniques apparentés avec une neurotoxicité ont été notés dans des études chez les animaux.

L’acétamipride est faiblement toxique pour les poissons. Selon l’ARLA, l’acétamipride pose un risque pour les invertébrés aquatiques et une espèce de dicotylédone.
L’acétamipride présente une toxicité modérée pour les oiseaux avec une DL50 aiguë par voie orale de 84 mg/kg p.c. chez le canard colvert.
Le pesticide est modérément toxique pour les abeilles domestiques. La DL50 aiguë par contact chez les abeilles est de 8,09 µg m.a./abeille.
Faible
L’acétamipride est faiblement persistant dans le sol en conditions aérobies. La biodégradation, dans ces conditions, y est la principale voie d’élimination. Dans l’eau, l’acétamipride est modérément persistant en conditions aérobies. En conditions anaérobies, la vitesse de dégradation est plus lente. Le produit n’est pas hydrolysé à la température ambiante aux pH variant de 4 à 9. Une autre voie de dégradation est la photolyse en solution aqueuse à pH 7 avec une demi-vie de 34 jours.
Faible
L’acétamipride est très soluble dans l’eau. D’après son Koc, il est mobile dans le sol et a peu tendance à s’adsorber sur les sédiments dans l’eau. Cependant, en raison de sa faible persistance, son indice GUS calculé est faible, ce qui indique un faible potentiel de lessivage. En se basant sur sa pression de vapeur, il est peu probable que l’acétamipride se volatilise sur un sol sec.
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