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Effets toxiques des matières actives


Information
101-21-3
chlorpropham, IPC, chlor-IFC, CIPC, chloro-IPC
Régulateur de croissance, Herbicide
Carbamate
23
Inhibition de la mitose.
Légende : Extrêmement Élevé
Extrêmement
élevé
Élevé
Élevé
Modéré
Modéré
Léger
Léger
Faible
Faible
Signification des symboles de risque

Le chlorprophame possède une faible toxicité aiguë quelle que soit la voie d'exposition. Il est légèrement irritant pour les yeux mais non pour la peau et il n'est pas un sensibilisant cutané.
Le chlorprophame est classé comme un cancérigène peu probable chez l'humain en raison de l'absence de potentiel de cancérogénicité démontrée chez les souris. Une augmentation de tumeurs bénignes des cellules de Leydig a été notée chez les rats mais seulement à une dose excédant le dosage maximum toléré. Dans l'étude chronique chez le chien, une toxicité de la thyroïde a été notée (augmentation du poids et changements histopathologiques). Les résultats d’études en doses répétées suggèrent que le système hématologique serait une cible importante du chlorprophame, les études sur l’exposition à court et à long terme par voie orale chez la souris, le rat et le chien ayant invariablement révélé des effets liés à l’anémie hémolytique et à la méthémoglobinémie. Cependant, les doses de référence ont été établies par l'ARLA en fonction des doses sans effet nocif observé (DSENO) associées à l’indicateur toxicologique jugé le plus sensible, soit les effets sur le système endocrinien. Le chlorphame était non toxique pour le développement et la reproduction dans les études chez les rats et les lapins mais dans l'étude sur la reproduction, la toxicité systémique chez les adultes était caractérisée par un gain de poids corporel plus lent, des lésions microscopiques aux reins, à la rate, au foie et à la moelle; des lésions macroscopiques à la rate, et par des changements de poids aux ovaires, à la rate et au foie. Le chlorprophame ne serait pas neurotoxique.
Le chlorprophame est modérément toxique chez les poissons d'eau douce (CL50 - 96 h = 3020 µg/L chez la truite arc-en-ciel) et les invertébrés aquatiques d’eau douce (CE50 – 48 h = 3700 µg/L pour Daphnia magna). Il est toxique pour les algues (CE50 - 72 h = 430 µg/L pour Pseudokirchneriella subcapitata).
- Le chlorprophame est faiblement toxique chez les oiseaux exposés par voie orale (DL50 > 5620 mg/kg p.c. chez le colin de Virginie).
Le chlorprophame est faiblement toxique chez les abeilles (DL50 de 466 µg/abeille).
Modérée
La persistance du chlorprophame est de faible à modérée dans les sols et dans l’eau en milieu aérobie (demi-vie de 22 à 65 jours et demi-vie de 18 à 39 jours, respectivement). Cet herbicide résiste à l’hydrolyse aux pH observés dans l’environnement. Sa persistance à la phototransformation dans l’eau est élevée avec une demi-vie de 83 jours.
Modéré
La constante d’adsorption sur le carbone organique (Koc) du chlorprophame est de 260 ml/g. Cet herbicide est donc modérément adsorbé et modérément mobile dans les sols compte tenu de sa persistance. Il est non volatil à partir des sols humides et de l’eau selon la constante de la loi de Henry (H = 4,6 x 10-7 atm.m3/mol).