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Effets toxiques des matières actives


Information
131929-60-7
Insecticide, Acaricide
Spinosyne
5
Modulation des récepteurs de l’acétylcholine. Modification des sites récepteurs et perturbation de la fixation.
Légende : Extrêmement Élevé
Extrêmement
élevé
Élevé
Élevé
Modéré
Modéré
Léger
Léger
Faible
Faible
Signification des symboles de risque

Chez les animaux de laboratoire, le spinosad a exercé une faible toxicité aiguë quelle que soit la voie d'exposition. Il est peu ou pas irritant pour la peau et les yeux et il n'est pas un sensibilisant cutané.
On ne considère pas que le spinosad est neurotoxique, génotoxique, oncogène ou tératogène. Dans les études à long terme et à des doses élevées, il semble exercer des effets sur le système reproducteur. La sensibilité des organes atteints n’est pas parfaitement uniforme d’une espèce à l’autre. Les organes suivants sont principalement ceux qui sont atteints : thyroïde (rat, cellules épithéliales vésiculaires; chien, cellules parafolliculaires), reins, organes lymphoïdes (rate et ganglions lymphatiques), foie (rat et chien), moelle osseuse, organes de la reproduction (ovaires - souris, testicules - chien et rat, utérus - rat et souris, vagin - rat et souris, épididyme et prostate - rat).

Le spinosad est légèrement toxique chez les poissons d'eau douce (CL50 - 96 h de 30000 µg/L chez la truite arc-en-ciel), les invertébrés aquatiques d’eau douce (CE50 – 48h de 14000 µg/L pour Daphnia magna) et les plantes vasculaires (CE50 – 7 jours de 10600 µg/L pour Lemna gibba). Il est faiblement toxique chez les algues vertes (CE50 supérieure à 105500 µg/L pour Pseudokirchneriella subcapitata).

Le spinosad est légèrement toxique chez les oiseaux avec une DL50 aiguë par voie orale supérieure à 1 333 mg/kg p.c. chez le canard colvert et le colin de Virginie.
Cet insecticide est extrêmement toxique chez les abeilles avec une DL50 aiguë par contact de 0,0029 µg/abeille.
Modérée
Le spinosad est un mélange des spinosynes A et D, qui diffèrent l'une de l'autre par la présence d'un groupement méthyle. La biodégradation constitue leur principale voie de dégradation dans le sol, avec un TD50 variant de 24 à 69 jours, où elles sont classées faiblement à modérément persistantes. Dans l'eau, leur principale voie de dégradation est la photolyse (TD50 = 1 à 2 j). En conditions anaérobies, leur biodégradation est plus lente. Les spinosynes A et D résistent à l'hydrolyse. Leurs principaux métabolites, le facteur B (demi-vie = 176 j) et la spinosyne D N-déméthylée (demi-vie = 531 j) sont persistants dans le sol.
Faible
Le spinosad est fortement adsorbé sur les particules de sol. Les spinosynes A et D ainsi que leurs métabolites, le facteur B et la spinosyne D N-déméthylée, ont une faible mobilité dans le sol. Ils présentent un faible risque de contamination des eaux souterraines.