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Effets toxiques des matières actives


Information
736994-63-1
Insecticide
Diamide
28
Modulation des récepteurs de ryanodine
Légende : Extrêmement Élevé
Extrêmement
élevé
Élevé
Élevé
Modéré
Modéré
Léger
Léger
Faible
Faible
Signification des symboles de risque

Administré chez le rat, le cyantraniliprole de qualité technique a eu une toxicité aiguë faible par les voies orale et cutanée, et par inhalation. Il n’a provoqué aucune irritation cutanée et il a entraîné une irritation oculaire nulle à minime chez le lapin. Il a été considéré comme n’étant pas un sensibilisant cutané potentiel après avoir été appliqué sur des cobayes (test de Buehler, test de maximalisation) et des souris (essai de stimulation locale des ganglions lymphatiques ou ELGL).

Les insecticides Benevia et Exirel de DuPont ont été considérés comme des sensibilisants cutanés potentiels après avoir été appliqués sur des cobayes.

Les études de toxicité par administrations répétées de cyantraniliprole par le régime alimentaire ont révélé des changements dans le foie, la glande thyroïde et les glandes surrénales. Certains de ces changements ont été des effets nocifs, et d’autres se sont révélés être des réactions adaptatives. Les augmentations du poids du foie ont été invariablement faibles à modérées chez les espèces étudiées (rat, souris et chien). Le chien s’est révélé plus sensible que le rat, et le rat, plus que la souris, aux effets sur le foie. La gravité des effets sur le foie observés chez le chien augmentait avec la durée de l’exposition.

Les études de toxicité chronique et de cancérogénicité ont été menées avec des lots de cyantraniliprole qui étaient jugés représentatifs n’ont révélé ni potentiel cancérogène ni potentiel génotoxique. Le cyantraniliprole n'était pas toxique pour la reproduction et le développement dans les études animales. Il n'est pas neurotoxique et il ne cause pas de perturbation sur les systèmes endocrinien et immunitaire.

Le cyantraniliprole est légèrement toxique chez les poissons d'eau douce (CL50 - 96 h supérieure à 12 600 µg/L pour la truite arc-en-ciel), les algues (CE50 - 72 h supérieure à 13 000 µg/L pour Pseudokirchneriella subcapitata) et les plantes aquatiques (CE50 - 7 jours supérieure à 12 100 µg/L pour Lemna gibba). Il est très toxique chez les invertébrés aquatiques (CE50 - 48 h de 20,4 µg/L pour Daphnia magna). Le cyantraniliprole n’est pas bioaccumulable.

Le cyantraniliprole est peu toxique chez les oiseaux exposés par voie orale (DL50 supérieure à 2250 mg/kg p.c. chez le colin de Virginie).

Cet insecticide est toxique chez les abeilles (DL50 par contact cutané supérieure à 0,093 µg/abeille).

Modérée

Le cyantraniliprole s’hydrolyse rapidement à pH basique (demi-vie de 0,85 jour à pH 9), mais plus lentement à pH neutre et acide (demi-vie de 30,3 jours et 212 jours, respectivement). Il est sensible à la photolyse dans l’eau (demi-vie de 0,17 jour) ainsi que sur les sols humides (demi-vie de 12,2 jours). Dans le sol, il est plus ou moins sensible à la biodégradation aérobie (demi-vie variant entre 9,2 jours et 135 jours), ce qui en fait un composé peu persistant à persistant selon les conditions. La biotransformation dans les sols en condition anaérobie semble plus rapide qu’en condition aérobie (demi-vie de 4,4 à 19 jours dans les sols inondés). En milieu aquatique, il est peu persistant (demi-vie de biotransformation variant entre 2,1 et 25 jours dans les systèmes eau-sédiments aérobies étudiés). Les principaux produits de dégradation du cyantraniliprole retrouvés dans les sols sont les dérivés IN-J9Z38 et IN-JCZ38.

Élevé

La constante d'adsorption sur le carbone organique (Koc) du cyantraniliprole est de 133 ml/g. Il est donc mobile dans les sols et son potentiel de lessivage est élevé. Le cyantraniliprole est non volatil à partir des sols humides et de l'eau selon la constante de la loi de Henry (H = 1,7 X 10-18 atm.m3/mol).

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