La fiche Santé détaillée a été élaborée selon la méthodologie développée dans l'indicateur de risque des pesticides du Québec (IRPeQ).
iprodione |
| Abréviation : IPD |
| Types de pesticides : Fongicide |
| Numéro CAS : 36734-19-7 |
| 1530 | Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. |
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| > 2000 | Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p. |
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| > 5.16 | Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p. |
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| Très peu ou pas irritant | Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p. |
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| Légèrement irritant | Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p. |
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| Non | Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p. |
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| Non | ||
| III | ||
| U | ||
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0,067 mg/kg p.c./jour pour les femmes âgées de 13 à 49 ans. Pour estimer le risque alimentaire découlant d’une seule exposition, une étude de toxicité pour le développement chez le rat a été choisie. L’effet critique est une diminution biologiquement significative de la distance anogénitale chez les fœtus de rats mâles à une dose de 120 mg/kg p.c./jour; la dose sans effet nocif observé (DSENO) était de 20 mg/kg p.c./jour. Le facteur global d'évaluation est de 300. Pour ce qui est de toutes les autres populations, aucun critère d’effet jugé pertinent pour l’établissement d’une dose de référence aiguë n’a été relevé dans la base de données. |
Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. |
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Aucun critère d'évaluation attribuable à une dose unique n'a été identifié. Les avortements observés dans l'étude sur le développement chez le lapin se sont produits au cours ou après le 18e jour de gestation et ne sont pas considérés comme étant de nature aiguë. |
US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p. |
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Aucune dose n'a été déterminée. |
IPCS (International Programme on Chemical Safety), 2009. Inventory of IPCS and other WHO pesticide evaluations and summary of toxicological evaluations performed by the Joint Meeting on Pesticide Residues (JMPR): Evaluations through 2009. Organisation mondiale de la santé, Genève, 56 p., annexes. |
L'iprodione est faiblement à légèrement toxique par la voie cutanée et faiblement toxique par la voie cutanée et par inhalation. Il est légèrement irritant pour les yeux, mais non irritant pour la peau. Il n'est pas un sensibilisant cutané.
Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages.
US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p.
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Cancérigène probable chez l'humain
US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p. |
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Non génotoxique chez l'humain
Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. |
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Une batterie habituelle d’études de génotoxicité, y compris les résultats d’un test in vivo de micronoyaux chez la souris, était disponible concernant l’iprodione. Les résultats de ces études ne laissaient pas croire que l’iprodione était génotoxique. |
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Perturbateur endocrinien évident
EFSA (European Food Safety Authority), 2016. Conclusion on the peer review of the pesticide risk assessment of the active substance iprodione. EFSA Journal 2016;14(11):4609, 31 pp. doi:10.2903/j.efsa.2016.4609 European Commission, 2015. Draft renewal assessment report prepared according to the Commission Regulation (EU) N° 1107/2009: Iprodione. Rapporteur Member State France, Co-Rapporteur Member State: Belgium, Volume 3, Annexe B.6, Toxicology and Metabolism Data, October 22, 2015, 366 p. US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. EDSP Weight of Evidence Conclusions on the Tier 1 Screening Assays for the List 1 Chemicals. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No EPA-HQ-OPP-2012-0392-0021, June 29, 2015, 74 p.
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Les résultats des études de toxicité subchronique et chronique ont montré des effets sur les tissus sécrétant des hormones stéroïdes : surrénales, testicules et ovaires. Ces résultats concordent avec l'altération de la stéroïdogenèse. Les lésions surrénales observées sont compatibles avec la présence d'une augmentation des lipides cytoplasmiques, généralement associée à une inhibition de la stéroïdogenèse (accumulation de cholestérol cytoplasmique). L'hyperplasie des cellules interstitielles dans les testicules et les ovaires, conduisant à des tumeurs des cellules de Leydig et à des lutéomes dans les ovaires, pourrait être liée à des déséquilibres hormonaux (en particulier une augmentation de la production de LH). |
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Effets suspectés chez l'animal
Santé Canada, 2021. Projet de décision d’examen spécial PSRD2021-01 : Examen spécial concernant l’iprodione et les préparations commerciales connexes, Décision finale. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 30 mars 2021, 15 pages. EFSA (European Food Safety Authority), 2016. Conclusion on the peer review of the pesticide risk assessment of the active substance iprodione. EFSA Journal 2016;14(11):4609, 31 pp. doi:10.2903/j.efsa.2016.4609 European Commission, 2015. Draft renewal assessment report prepared according to the Commission Regulation (EU) N° 1107/2009: Iprodione. Rapporteur Member State France, Co-Rapporteur Member State: Belgium, Volume 3, Annexe B.6, Toxicology and Metabolism Data, October 22, 2015, 366 p.
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Dans les études de reprotoxicité, la fertilité et la performance reproductive globale n'ont pas été altérées. Toutefois, une augmentation du nombre de spermatozoïdes anormaux a été observée chez la génération F1. L'iprodione s'est avérée induire une toxicité pour le développement, c'est-à-dire un retard de la puberté masculine et la persistance des aréoles dans l'étude sur deux générations, ainsi qu'une hernie ombilicale dans l'étude de toxicité pour le développement chez le lapin. Sur la base de la réévaluation des études de toxicité pour la reproduction et des nouvelles données mécanistiques les effets indésirables observés dans les études de toxicité pour la reproduction et les effets indésirables sur les organes reproducteurs dans d'autres études de toxicité, suggèrent que l'iprodione devrait être classée comme « toxique pour la reproduction» car il est susceptible de nuire à la fertilité. |
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Aucun effet ou effets mineurs non préoccupants
Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p.
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Dans des études sur le développement des rats et des lapins, les fœtus n'ont pas démontré de sensibilité accrue comparativement aux parents après une exposition in utero et/ou postnatale à l'iprodione. les effets sur les mères consistaient principalement en des réductions du poids corporel, du gain de poids corporel et de la consommation alimentaire. Cependant, des mortalités, des signes cliniques et une baisse de l’activité motrice ont été observés aux doses élevées. Une hausse des résorptions a été constatée chez le lapin à ces fortes doses. Les effets chez les fœtus de rat dans les études de toxicité pour le développement consistaient en une diminution de la distance anogénitale et du nombre accru de fœtus de petits poids. Le plus, une augmentation de l’espace entre la paroi abdominale et les organes était notée.Ces effets se sont produits à une dose toxique maternelle. Des effets sur le poids des fœtus étaient observés aux doses toxiques pour les mères. Des anomalies squelletiques sont apparues chez les fœtus de lapin à des doses élevées causant paefois de la mortalité chez les mères. |
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0,014 mg/kg p.c./jour pour toutes les populations. Afin d'estimer le risque découlant d’une exposition alimentaire répétée, une étude de toxicité par le régime alimentaire d’une année chez le chien a été choisie. Les effets critiques étaient des réactions à médiation endocrinienne, soit une augmentation du poids des surrénales et une diminution du poids de la prostate à la plus faible dose évaluée, 4,1 mg/kg p.c./jour. Aucune dose sans effet nocif observé (DSENO) n’a été établie. Les modifications minimes à la dose de 4,1 mg/kg p.c./jour, laissent croire que cette dose se situe près de la DSENO. Un facteur global de 300 a été appliqué. Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. |
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0,061 mg/kg p.c./jour pour toutes les populations. Afin d'estimer r le risque découlant d’une exposition alimentaire répétée, l'étude combinée chronique et de cancérogénicité chez le rat a été choisie d'après la dose sans effet nocif observé (DSENO) de 6,1 mg/kg p.c./jour. À la dose minimale entraînant un effet nocif observé (DMENO) de 12,4 mg/kg p.c./jour, on a noté une augmentation généralisée de la taille des cellules de la zone glomérulaire chez les mâles et les femelles, une augmentation de la vacuolisation fine de la zone fasciculée et une augmentation généralisée de la vacuolisation fine de la zone réticulée chez les mâles dans le cortex surrénal, une diminution de la sécrétion des vésicules séminales et une augmentation de l'hémosidérose dans la rate chez les femelles. Le facteur global d'évaluation est de 100. US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p. |
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0,06 mg/kg p.c./jour IPCS (International Programme on Chemical Safety), 2002. Inventory of IPCS and other WHO pesticide evaluations and summary of toxicological evaluations performed by the Joint Meeting on Pesticide Residues (JMPR): Evaluations through 2002. OMS, Genève, WHO/PCS/02.3. |
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La base de données ne renfermait pas assez de renseignements concernant le potentiel neurotoxique. De fortes doses d’iprodione administrées par gavage produisaient certains signes de neurotoxicité, notamment une ataxie, une flaccidité musculaire, une altération des réflexes et une paralysie. Des signes évoquant des effets neurotoxiques ont été observés chez les petits dans l’étude de toxicité pour la reproduction sur deux générations : mobilité réduite, dos courbé et/ou tremblements. Étant donné qu’une anomalie de la fonction neurale peut être associée à une toxicité à médiation endocrinienne, une incertitude existe quant à la cause de ces observations. Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages. |
Dans les études de toxicité par voie orale à doses répétées chez la souris, le rat et le chien, les surrénales, le foie et les organes reproducteurs étaient les organes cibles. Le chien et le rat étaient les espèces les plus sensibles aux effets sur les surrénales. Les effets sur le foie des rongeurs étaient, entre autres, augmentation du poids, hausse des enzymes hépatiques, hypertrophie des hépatocytes et vacuolisation.
L'iprodione a été classé comme cancérogène probable chez l'humain en raison de l'évidence de tumeurs chez les souris des 2 sexes (foie) et chez les rats mâles (cellules de Leydig). Dans les études de cancérogénicité de l'iprodione, les lésions primaires au niveau des organes cibles (testicules, ovaires et glandes surrénales), sont probablement reliées à une inhibition de la biosynthèse d'androgènes et de stéroïdes. Des experts selon l'EFSA, ont considéré que les tumeurs observées dans plusieurs organes et chez différentes espèces (tumeurs interstitielles des cellules de Leydig chez le rat et lutéomes ovariens, tumeurs bénignes et malignes des cellules hépatiques chez la souris), ainsi que la progression vers la malignité des tumeurs hépatiques (et éventuellement l'adénocarcinome hypophysaire) ; et un mode d'action plausible à médiation endocrinienne (antiandrogénique) suggérerait qu'une classification comme cancérigène probable serait appropriée. L'iprodione ne serait pas génotoxique.
Sur la base de la réévaluation des études de toxicité pour la reproduction et des nouvelles données mécanistiques, les effets indésirables observés dans les études de toxicité pour la reproduction et sur les organes reproducteurs dans d'autres études de toxicité suggèrent que l'iprodione devrait être classée comme « toxique pour la reproduction» . Dans des études sur le développement des rats et des lapins, les fœtus n'ont pas démontré de sensibilité accrue comparativement aux parents après une exposition in utero et/ou postnatale à l'iprodione. Finalement, certaines études ont relevé des effets qui s'apparentaient avec de la neurotoxicité.
Santé Canada, 2016. Projet de décision de réévaluation PRVD2016-09 : Iprodione. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 17 mars 2016, 151 pages.
Santé Canada, 2021. Projet de décision d’examen spécial PSRD2021-01 : Examen spécial concernant l’iprodione et les préparations commerciales connexes, Décision finale. Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 30 mars 2021, 15 pages.
US EPA (United States Environmental Protection Agency), 2020. Iprodione. Draft Human Health Risk Assessment in Support of Registration Review. Office of Chemical Safety and Pollution Prevention, Document No. EPA-HQ-OPP-2012-0392-0025, May 22, 2020, 119 p.
EFSA (European Food Safety Authority), 2016. Conclusion on the peer review of the pesticide risk assessment of the active substance iprodione. EFSA Journal 2016;14(11):4609, 31 pp. doi:10.2903/j.efsa.2016.4609
European Commission, 2015. Draft renewal assessment report prepared according to the Commission Regulation (EU) N° 1107/2009: Iprodione. Rapporteur Member State France, Co-Rapporteur Member State: Belgium, Volume 3, Annexe B.6, Toxicology and Metabolism Data, October 22, 2015, 366 p.