Aucun cas de résistance confirmé au Québec.
Dernière mise à jour : juin 2025
Effets sur les fonctions physiologiques : division cellulaire et croissance.
Mode et site d’action : inhibiteur du transport des auxines (ATI).
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Le diflufenzopyr possède une faible toxicité aiguë peu importe la voie d'exposition (catégories III ou IV). Il est peu irritant pour les yeux et non irritant pour la peau. Ce n'est pas un sensibilisant cutané. | |
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Dans les études sur le pouvoir oncogène chez la souris et le rat, on ne signale dans aucun tissu de hausse attribuable au traitement de l’incidence des néoplasmes bénins ou malins, peu importe la dose et le sexe, chez ces deux espèces. Le seul effet mesuré lors de ces études était un léger ralentissement du gain de poids corporel. Chez les chiens une étude de 52 semaines a révélé à dose élevée, une hyperplasie érythrocytaire au niveau de la moelle osseuse; des dépôts d’hémosidérine dans les reins, le foie et la rate; une réticulocytse, une diminution du gain de poids corporel et de l’efficacité alimentaire. Dans des études sur la reproduction et le développement des animaux de laboratoire, les petits n'ont pas démontré de sensibilité accrue comparativement aux adultes après une exposition in utero et/ou postnatale au diflufenzopyr. Il n'est ni génotoxique ni neurotoxique et il ne perturbe pas la fonction endocrinienne. |
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Le diflufenzopyr est légèrement toxique pour les invertébrés aquatiques et faiblement toxique pour les poissons d’eau douce. Il est toxique pour les algues vertes (CE50 - 5 jours de 110 µg/L chez Selenastrum capricortunum) et les plantes vasculaires (CE50 supérieure à 350 µg/L pour Lemna gibba). |
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Le diflufenzopyr est pratiquement non toxique pour les oiseaux avec une DL50 aiguë par voie orale supérieure à 2250 mg/kg p.c. chez le Colin de Virginie. | |
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Le diflufenzopyr est pratiquement non toxique pour les abeilles (DL50 > 25 µg/abeille). |
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Faible
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Le diflufenzopyr a une faible persistance dans l’environnement. Sa principale voie de dégradation dans l’eau est la photodégradation avec des demi-vies de 6,8, 16,8 et 13, 4 jours respectivement à pH 5, 7 et 9 et son produit de dégradation est le phtalazinone cabamoyle, qui se transforme ultérieurement en phtalazinone. L’hydrolyse est une autre voie de dégradation importante pour ce pesticide dans l’environnement avec des demi-vies de 12,9, 23,9 et 25,6 jours à pH 5, 7 et 9 respectivement. Ses principaux produits de dégradation à pH 5 sont la phtalazinone et l’acide 2-acétylnicotinique. La biodégradation est la voie de dégradation la plus importante pour le diflufenzopyr dans le sol, avec une demi-vie variant de 8 à 10 jours. Le produit dominant qui en est issu est la 2-céto-phtalazinone, qui est persistante. | |
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Modéré
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La mobilité du diflufenzopyr varie de modérée à très élevée, celle de la 2-céto-phtalazinone de légère à modérée et celle de la phtalazinone de faible à élevée. |